Mot de la directrice générale

 

La Maison du Père célèbre ses 40 ans cette année. Elle a accompli au fil des ans un travail colossal auprès d’hommes en difficultés de toutes sortes. Et sa mission n’a pas changé,  les aider à sortir de la rue et à se reprendre en mains.

On estime  qu’il y aurait  20 000 sans-abri dans la métropole, des hommes en détresse qui se retrouvent sans toit. Bon nombre d’entre eux présentent des problématiques multiples (leurs dépendances au jeu, à l’alcool, ou aux drogues se complique fréquemment de problèmes de santé mentale), ce qui rend notre travail auprès d’eux de plus en plus complexe. Notre équipe  de 75 employés s’emploie à trouver les approches nécessaires à leur mieux-être, à leur retour à une vie plus normale, avec patience et persévérance.

On demande beaucoup à ces hommes qui se retrouvent démunis, tant au plan matériel qu’affectif. Leurs réseaux personnels sont souvent en déroute, et leurs ressources intérieures à rebâtir. Il faut leur réapprendre une discipline de vie de base, en commençant par l’hygiène. Difficile de rebâtir l’estime de soi quand on s’est retrouvé à la rue. Nos équipes savent comment s’y prendre, même si  la route est ardue. Mais il leur faudrait parfois des outils plus spécialisés, des accès plus rapides aux soins de santé spécialisés, par exemple. S’il n’est pas facile pour le commun des mortels d’accéder aux soins de santé au Québec, imaginez ce qu’il en est  pour les hommes de la rue. C’est donc à nous de voir au respect des droits de ces hommes.

Nous recevons de l’aide gouvernementale, et espérons que nous recevrons davantage, car en ce moment, sans le soutien des dons publics, nous ne pourrions boucler notre budget. Nous recevons aussi en biens et services un soutien important mais il est  tout de même aléatoire, et nous avons appris l’art de vivre avec l’inattendu et l’inespéré.  Il faut avoir des nerfs solides quand l’urgence frappe continuellement à notre porte.

Nous aimerions pouvoir nous impliquer davantage sur le plan de la prévention.  Prendre les ‘’drop-out de la vie’’ dès le début, les rattraper avant qu’ils n’aillent trop loin.  Il est parfois frustrant pour nous de devoir nous limiter aux services essentiels, alors qu’avec un peu plus de ressources, nous pourrions  aller beaucoup plus loin. Plus qu’un abri, la Maison du Père peut être une porte de sortie. Mais on doit lui en donner les moyens.

 À tous ceux qui sont à tout le moins perplexes face à la cause des itinérants, je lance une invitation à visiter la Maison du Père. Vous serez agréablement surpris du travail qu’il s’y fait. Je vous parie qu’à maintes occasions, vous ne saurez pas faire la différence entre nos résidents, nos bénévoles et nos intervenants. Il faut croire que nous avons le sens de la dignité à la Maison du Père.

France Desjardins
Directrice générale
 

 

Communiqués

L'Ordre du Canada est décerné au Père Michaud

02 Juil 2009

Au cours de l'automne 2009, le Père Sylvio Michaud, o.ss.t. sera décoré de l'Ordre du Canada.

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Bal décontracté 2009 de la Maison du Père

13 Mai 2009

La Fondation de la Maison du Père tenait, le 23 avril dernier,  sa deuxième édition du Bal décontracté au profit de la Maison du Père.

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